Le bâteau ivre fait référence au poème d’Arthur Rimbaud du même nom. Loin de la poésie enjolivée d’un voyage en mer, ce poème met plus l’accent sur l’aspect aventurier de ce genre de périple à cette époque. 

En ressort une image de bateau fantôme/pirate bringballant dans la mer déchainée.

Beaucoup de vocabulaire se rapporte au mouvement mais également à la couleur. Plusieurs couleurs sont en effet relatées tout le long du poème créant deux univers distincts. Un plus énigmatique avec des couleurs froides : bleu, vert, violet, argenté. Qui améne une image fantomatique. 

En opposition, le jaune, le rouge et le doré partage un esprit couché de soleil. C’est pourquoi c’est deux univers sont déclinés sur les deux bouteilles.

Le style des étiquettes est dans un esprit sérigraphie / gravure. Elle permet de constraster avec des applats de couleurs et des crayonnés. Ca rajoute de la texture et de la profondeur à l’illustration. Il se marie bien avec l’univers des cartes marines.

La sérigraphie permet aussi une superposition de couleurs franches donnant un aspect trés graphique. Les couleurs claires sont contre balancées par des couleurs sombres afin de créer du dynamisme et de la profondeur.

La typographie vient se fondre dans le tumult des
vagues. Ombrée pour plus de lisibilité, elle ne se détache néanmoins pas completement afin de concorder avec l’idée de bâteau fantôme.

Typographie : White Angelica. Libre de droit.

Illustrations réalisées sur Procreate et composition graphique sur Indesign.